Iode, thyroide et fatigue chronique

Table des matières

Qu’est-ce que l’iode ?

    L’iode est un micronutriment appartenant à la famille des oligo-éléments. D’un point de vue chimique, c’est une substance appartenant à la famille des halogènes, au même titre que le brome, le chlore et le fluor par exemple (cf. tableau de Mendeleïev ci-dessous).

    A l’échelle de l’histoire, sa découverte est relativement récente puisque survenue en 1811 grâce à un ingénieur en chimie du nom de Bernard Courtois. C’est d’ailleurs de la que vient son nom, « Iôdês » signifiant violet en grec ; c’est en effet en mélangeant de la cendre d’algues et de l’acide chlorhydrique que Bernard Courtois eut la surprise de voir se former en réaction une vapeur violette correspondant à l’iode.

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    Figure 1 : tableau périodique des éléments chimiques

    C’est un élément assez rare dans la croute terrestre. On ne le retrouve en effet quasiment que sous forme dissoute dans l’eau de mer, à la concentration moyenne de 60μg/L. Ainsi, la plupart des organismes marins, comme les algues ou les poissons, l’assimilent dans leur organisme. Nous y reviendrons plus tard dans la partie liée à l’alimentation.

    A quoi sert-elle dans le corps humain ?

    • Iode et hormones thyroïdiennes : L’iode est l’une des principales molécules impliquées dans la synthèse des hormones thyroïdiennes. Lorsque l’on parle de T1, T2, T3 ou T4, on fait en fait référence aux nombres d’atomes d’iode contenus sur le « squelette » de la molécule. Ces atomes d’iode viennent se fixer à une protéine produite par la glande thyroide elle-même et que l’on appelle la thyroglobuline (TG). Les résidus de tyrosine (un acide aminé non essentiel issu de la phénylalanine) issus de la thyroglobuline vont se coupler à de l’iode sous l’action d’une enzyme appelée thyroperoxydase (TPO) et de peroxyde d’hydrogène. Vont alors se former des molécules de mono-iodotyrosine (T1) ou de di-iodotyrosine (T2) qui serviront par la suite à créer les fameuses molécules de T3 et de T4. Par ailleurs, la tyrosine est censée être présente dans l’alimentation en quantité suffisante et la supplémentation, bien que souvent considérée comme bénéfique en micronutrition, semble peu pertinente (1), exception faite des situations de stress aigues comme l’exposition au froid ou le manque sommeil (2).

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    Figure 2 : structure moléculaire des hormones thyroïdiennes T3 et T4

    • Propriétés antioxydantes de l’iode : Tandis que le rôle de l’iode fut cantonné pendant plusieurs décennies à la synthèse des hormones thyroïdiennes, nous savons dorénavant qu’elle possède d’autres fonctions au sein du corps humain. L’une de ces fonctions est lié à ses étonnantes capacités antioxydantes (3). L’iode serait notamment capable de se lier aux doubles liaisons de certains acides gras polyinsaturés, les rendant par conséquent moins vulnérables aux espèces radicalaires de l’oxygène (ERO) (4). L’iode pourrait également neutraliser le peroxyde d’hydrogène H202 issu de l’utilisation de l’oxygène au sein de la chaîne respiratoire de la mitochondrie (5). De manière très intéressante, une étude (6) a démontré que la prise de 100 à 300μg/jour d’iode pouvait contribuer a augmenter les capacités antioxydantes chez des humains et ce sans impacter négativement la fonction thyroïdienne. L’iode pourrait ainsi augmenter l’activité des 3 principales enzymes antioxydantes que sont la superoxyde dismutase (SOD), la glutathion peroxydase (GPX) et la catalase (CAT). Ce faisant, l’iode pourrait également exercer une action anti-inflammatoire plus ou moins importante chez l’humain. Cependant, d’autres travaux suggèrent que l’excès d’iode pourrait accentuer la réponse inflammatoire liée à la voie inflammasome NLRP3 et à l’activation des lymphocytes Th17, que l’on retrouve notamment dans les pathologies auto-immunes (7). Chez la souris, un apport excessif en iode serait également en mesure d’augmenter la production de certaines cytokines pro-inflammatoires comme l’IL-6, le TNF-α ou encore la CRP (8). Comme souvent en physiologie, il est probable que l’apport d’iode soit avant tout une question de « ni trop, ni trop peu », bien que les études mentionnent pour la plupart elles-mêmes que la question des apports excessifs en iode demeure encore assez méconnue et mal comprise.

    • Iode et rôle anticancer ? : Le rôle de l’iode sur le métabolisme des cellules cancéreuses a été plus largement étudié au cours des dernières décennies. Cela reste toutefois complexe et l’impact de l’iode sur la régulation des cellules cancéreuses dépend probablement de la dose et de la forme administrée, aucun lien formel n’ayant pu à ce jour être établi (9). Ceci étant dit, un essai clinique (10) chez des femmes victimes de cancer du sein a mis en évidence un taux de survie bien supérieur à 5 ans avec une supplémentation en iode de l’ordre de 5mg avant opération chirurgicale. La supplémentation en iode a semble-t-il également permis de réduire la sévérité des symptômes liés à la chimiothérapie, notamment en lien avec la capacité de l’iode à exercer une action antioxydante et cardioprotectrice. Cet effet cardioprotecteur dans le cadre d’une chimiothérapie a également été observé à plusieurs reprises sur des modèles animaux de cancers (11)(12). En cancérologie, l’iode est actuellement utilisée d’une autre façon, également prometteuse. Certains patients se voient ainsi implanter des sortes de « graines » composées d’un isotope radioactif d’iode, l’iode 125. Bien qu’il ne s’agisse pas d’une supplémentation à proprement parler, les résultats semblent prometteurs. Une étude (13) menée sur 136 patients victimes de cancer du foie a ainsi mis en évidence que, lorsqu’elle est combinée à un traitement par chimiothérapie, cette implantation d’iode permettait de réduire les taux sanguins de marqueurs tumoraux ainsi que les taux de récidive par rapport au groupe contrôle. Les effets secondaires n’étaient qui plus est pas augmentés par rapport à l’utilisation seule de la chimiothérapie.

    • Action antimicrobienne de l’iode : L’iode possède également un potentiel intéressant pour ce qui est de lutter contre la prolifération de micro-organismes, aussi bien bactériens que fongiques. Elle s’avère notamment particulièrement efficace pour ce qui est de lutter contre les infections à staphylocoques dorés (14), particulièrement résistants aux antibiothérapies classiques. L’iode possède en effet la capacité à attaquer la structure des agents pathogènes et ainsi de les neutraliser en quelques instants. Elle s’avère également être un formidable antiseptique, très utilisée pour la désinfection et la cicatrisation des plaies. Vous la connaissez probablement sous le nom de bétadine : et oui, le principe actif de la bétadine est bel et bien de la povidone iodée (15).

    Apports en iode dans l’alimentation

    On a longtemps cru que l’alimentation pouvait apporter des quantités suffisantes d’iode, exception faite il y a plusieurs siècles des régions très éloignées de la mer. La carence en iode dans ces régions a notamment conduit à l’apparition d’une pathologie désormais célèbre, les « crétins des Alpes ». Le déficit très important en iode retrouvé chez ces individus engendrait en effet une diminution des facultés intellectuelles ainsi qu’un important ralentissement de la croissance. L’administration de doses modérées d’iode chez ces personnes permettra par la suite d’éradiquer la maladie.

    Aujourd’hui, l’iode peut être retrouvée dans de nombreux produits, y compris les produits issus de la mer qui présentent d’importantes quantités d’iode. A titre indicatif, les apports conseillés par l’ANSES chez les adultes est d’environ 150μg/jour (16). Pour les femmes enceintes ou allaitantes, il est recommandé d’augmenter ces apports à hauteur de 200 à 250μg/jour, et ce afin de pouvoir soutenir le développement physique et intellectuel de l’enfant.

    Les poissons et produits de la mer apportent en moyenne entre 100 et 200μg d’iode pour 100gr. Le jaune d’œuf est également une excellente source d’iode, puisque 100gr de jaune d’œuf apportent jusqu’à 200μg d’iode. Cette teneur importante en iode est principalement liée aux compléments alimentaires qui sont donnés aux poules. Des œufs issus de l’agriculture biologique ou d’une petite exploitation seront donc très probablement bien moins riches en iode. Il en va de même pour les produits laitiers, et plus particulièrement les fromages, qui peuvent quant à eux apporter jusqu’à 100μg d’iode pour 100gr de produit (17). La teneur en iode des produits laitiers peut aussi venir des techniques de l’industrie agro-alimentaire : les trayons nécessaires pour la traite des vaches sont en effet très fréquemment désinfectés avec de l’iode, en raison de ses propriétés antibactériennes.

    Pour ce qui des autres familles d’aliments (céréales, légumes, fruits etc..), l’apport en iode est souvent relativement faible et inférieur à 20-30μg/100gr. Chez les végétariens et surtout chez les végétaliens, la carence en iode est donc particulièrement fréquente (18)(19).

    Enfin, on notera que de nombreux sels de table sont enrichis en iode, permettant ainsi d’augmenter facilement les apports. Les algues, comme le Kombu, le goémon ou le kelp, sont quant à elles les stars de l’iode puisqu’elles en renferment d’énormes quantités. Tellement énormes que les autorités de santé recommandent de les consommer avec la plus grande modération, et ce afin de ne pas provoquer de dommage à la glande thyroide.

    Précisons également que l’iode est une substance relativement sensible à la chaleur et à la cuisson ; le fait de faire bouillir les aliments pourrait ainsi réduire jusqu’à 40-50% (20) la teneur en iode des aliments. Une fois n’est pas coutume, il conviendra donc de favoriser les méthodes de cuisson douce comme la cuisson vapeur.

    Carence en iode généralisée ?

    Au vu de ce qui précède, on serait facilement tentés de croire que la carence en iode ne concerne guère que les végétariens et les personnes âgées.

    Pourtant, de plus en plus de données s’accumulent et suggèrent que le déficit en iode pourrait être bien plus généralisé que ce que l’on pensait. Au niveau mondial, c’est près de 30% de la population (21) qui serait concernés, soit entre 2 et 3 milliards d’individus. Plus surprenant encore, le déficit en iode ne semble pas être l’apanage des pays dits « en voie de développement » puisque de nombreux pays occidentaux sont également victimes de ce déficit généralisé. Alors que de vastes campagnes de santé publiques furent menées dans les années 1930-1940, le déficit en iode au sein de la population générale semble contre toute attente refaire surface (22). Précisons ici que, selon l’OMS, il existe trois stades de déficit :

    • Stade N°1 – déficit léger : 50-99μg/L
    • Stade N°2 – déficit modéré : 20-49μg/L
    • Stade N°3 – déficit sévère : 0-19μg/L
    • Femmes enceintes : apports insuffisants si valeurs inférieures à 150μg/L

    Chez les femmes enceintes, on peut constater que les besoins en iode sont accrus, et ce pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le développement de l’embryon puis du fœtus augmente la production de T4 et de T3 nécessaire de la part de la maman. Cette augmentation induit inévitablement une plus grande utilisation d’iode. Cette augmentation est notamment permis par une augmentation de la production d’oestrogènes, qui favorise elle-même une augmentation des protéines de transport des hormones thyroïdiennes (TBG). Enfin, on retrouve une augmentation durant la grossesse de l’excrétion urinaire d’iode ainsi qu’une captation par le bébé d’une partie de l’iode de la maman, nécessaire au développement de sa propre thyroide (23).

    L’OMS précise également que ces valeurs d’iode urinaires (IU) sont analysées au niveau de la population générale et qu’elle ne seraient à l’inverse pas pertinentes à l’échelle d’un individu seul. Les valeurs d’iode urinaire d’une personne devront en effet être corrélées à d’éventuels symptômes individuels et/ou troubles de la fonction thyroïdienne.

    Toujours est-il que la situation dans de nombreux pays s’avère préoccupante. Jugez plutôt : aux Etats-Unis, c’est près de 38% de la population qui serait déficiente en iode (24). Chez les femmes Marocaines âgées de 18 à 49 ans, près de 70% affichent des valeurs inférieures à 100μg/L (25). En Angleterre, la prévalence du déficit en iode au sein de ce même groupe de femmes serait de l’ordre de 17% (22). En Norvège, la valeur médiane retrouvée au sein d’un échantillon de 137 femmes enceintes ou en post-partum était de 94μg/L (26) après 18 semaines de gestation, c’est-à-dire bien en-dessous des valeurs recommandées par l’OMS. Ces valeurs semblent retrouvées au niveau mondial puisqu’une méta-analyse (27) regroupant 61 études et 163 000 femmes enceintes nous apprend que, au sein de cet échantillon, 53% des femmes étaient déficientes en iode. Aux Etats-Unis, une étude (28) a mis en évidence que, chez des femmes enceintes de moins de 6 mois, la valeur médiane d’IU était de 129μg/L, soit en deçà des valeurs minimales de 150 recommandées par l’OMS. A savoir que la carence en iode durant le 1er trimestre de la grossesse serait associée à un risque accru d’environ 56% de diabète gestationnel chez la maman (29). Cette même carence en iode pourrait augmenter, de manière assez logique, les risques d’hypothyroïdie (basse T4 – TSH élevée) durant la grossesse (30). Malheureusement, la carence sévère en iode durant la grossesse est également associée à une augmentation du risque de mortalité infantile (31) ou d’accouchements prématurés (32). Ces conséquences ont surtout été constatées pour des déficiences sévères. En ce qui concerne les déficits légers à modérés, les résultats des études sont plus nuancés. Enfin, la carence en iode pourrait réduire notablement la fertilité (33)(34) ainsi que les facultés cognitives du futur bébé (35). Le statut en iode de la future maman doit donc faire l’objet d’une attention toute particulière !

    Pour en revenir à la population générale, il semblerait que les pays d’Europe de l’Est s’en sortent mieux que ceux de l’Ouest. D’après une étude Russe (36) publiée en 2019, les valeurs médianes constatées en Biélorussie et en Ukraine seraient respectivement de 191 et 169μg/L. Pour ce qui est de la France, toujours selon cette étude, la médiane serait aux alentours des 60μg/L, soit bien inférieure aux valeurs seuils de l’OMS. Cette valeur de 60μg/L est toutefois à pondérer ; en effet, l’étude ENNS datant de 2006-2007 a quant à elle estimé que les concentrations médianes d’iode urinaire au niveau de la population était de 136μg/L (37). Une autre étude (38) tend cependant à confirmer ces faibles valeurs moyennes. Elle nous apprend ainsi que les valeurs médianes calculées au niveau de la population sont inférieures à 100 en Irlande, en Slovénie, en Allemagne, en Finlande ou encore à Chypre. En Espagne, en Suède, en Suisse, en Turquie ou encore en Tchéquie, les valeurs dépassent péniblement les 100, signe que le déficit en iode dans ces pays est probablement très fréquent également. En comparaison, de nombreuses études montrent que les valeurs médianes dans la population Japonaise se situent entre 200 et 300μg/L (39)(40). Pour autant, peu de corrélations existent entre les concentrations d’iode retrouvées chez les Japonais, le risque de cancer ou encore le développement cérébral. Il semblerait plutôt que les effets de l’iode sur la santé suivent une courbe en U : des effets délétères pourraient ainsi survenir en cas de carence aussi bien qu’en cas de concentrations trop élevées (41)(42).

    Les tests biologiques

    A la lumière de tous éléments mentionnés dans la partie précédente, on peut voir que la carence en iode s’avère être, encore de nos jours, une réelle problématique de santé publique !

    Quels sont alors les tests qui permettent de mettre en évidence un déficit en iode ?

    En ce qui concerne l’iode, il faut savoir que les tests sanguins ne sont absolument pas fiables. On cherchera donc à mesurer l’excrétion d’iode urinaire ; des valeurs élevées signifient que le corps a déjà suffisament d’iode et peut donc se permettre d’excréter le reste dans les urines. A l’inverse, des valeurs basses indiquent des apports insuffisants, obligeant ainsi le corps à utiliser la totalité de l’iode consommée et à ne pas en relâcher par voie urinaire.

    Le test de référence demeure à ce jour la mesure de l’iode excrétée dans les urines de 24h. Ce test semble en effet bien plus précis que la mesure de l’iode dans les seules urines du matin (43). La collecte des urines de 24h devra donc être priorisée, bien qu’assez contraignante d’un point de vue pratique/logistique. A défaut, on pourra se contenter de la mesure dans les urines du matin mais la précision sera probablement moindre. Quoiqu’il en soit, les deux tests seront non remboursés dans la plupart des cas et ne nécessitent ainsi pas de prescription médicale.

    Pour compléter ces tests, on pourra bien sur effectuer un bilan thyroïdien de 1ère intention, avec la mesure de la TSH, de la T4 et de la T3 libres. Ces 2 dernières sont de moins en moins prescrites et remboursées par le corps médical, sur les consignes de la haute autorité de santé (HAS). Prévoyez également de les payer de votre poche.

    Il semblerait également que la mesure de la thyroglobuline dans le sang puisse être constituer un marqueur plus sensible au statut en iode que la TSH, la T3 ou la T4 (44)(45). Pour autant, ce test n’est pas encore disponible en biologie de routine et de plus amples études sont nécessaires pour confirmer son intérêt.

     Les compléments – solutions

    En fonction des résultats biologiques d’un individu, de son profil (femme enceinte, allaitante ou non) de ses éventuels symptômes ainsi que de ses apports alimentaires, une supplémentation pourra être envisagée en collaboration avec un professionnel de la nutrition et/ou de la santé. La plus grande prudence devra quoiqu’il arrive être observée compte tenu des dangers potentiellement liés à un surdosage en iode (46).

    D’un point de vue alimentaire, on pourra chercher à augmenter ses apports en iode en augmentant les apports en poissons, en fruits de mer, en produits laitiers ou encore en implémentant le sel iodé dans sa ration journalière. Un premier état des lieux pourra être fait après avoir testé ces modifications durant quelques semaines.

    Au niveau des compléments alimentaires, la plupart des produits actuellement disponibles sur le marché permettent l’ingestion de 150μg/jour. La encore, une supplémentation quotidienne pourra être essayée pendant quelques semaines avant d’évaluer à nouveau les valeurs d’iode dans les urines. Enfin, des médicaments bien plus fortement dosés sont également disponibles en pharmacie : il s’agit du Iodoral et du Lugol. Toutefois, l’utilisation de ces médicaments devra se faire sous supervision médicale compte tenu des doses d’iode importantes qu’ils fournissent (plusieurs milligrammes). 

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    Comment le microbiote influence la gestion du poids – ce que dit la science ?

    Pour beaucoup de personnes et même pour un certain nombre de thérapeutes/coachs, la perte de poids ne serait qu’une question de balance énergétique : si je mange plus que mes besoins, je grossis. Inversement, si j’apporte moins d’énergie à mon corps que ce qu’il en dépense au quotidien, je perds du poids. Cette affirmation est basée sur un modèle mécanistique et sur la 1ère loi de la thermodynamique qui reprend la formule de Lavoisier pour affirmer que « l’énergie ne peut ni être créée ni détruite, mais seulement transformée d’une forme à une autre ». Autrement dit, l’énergie totale d’un système isolé reste constante au fil du temps.

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    Musculation après 40 ans : un vrai allié pour votre santé et pour perdre du gras

    Il apparaît ainsi indéniable que la musculation est associée à de nombreux bénéfices en matière de santé : protection du capital osseux, augmentation des niveaux de force, régulation du métabolisme glucidique et du métabolisme basal, régulation de la production de cortisol et du stress et bien sur impact positif sur la fonction cognitive et mentale (même si nous ne l’avons pas abordé en détail dans cet article). Le muscle permet également de réguler les processus inflammatoires à l’intérieur du corps en produisant des myokines comme l’IL-6.

    Au global, tous ces effets contribuent à faire du renforcement musculaire un excellent allié pour sa santé et pour contrôler durablement sans poids, tout particulièrement après 30-40 ans.

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    Fatigue chronique : et si c’était le gluten ?

    Pour une petite partie de la population (1-2%) souffrant de la maladie cœliaque, le gluten représente effectivement une grosse problématique en matière de santé. Chez ces personnes, la consommation de gluten est à l’origine d’une forte réponse immunitaire et inflammatoire.

    Pour l’immense majorité de la population cependant, le gluten n’est en aucun cas associé à une réponse inflammatoire ou à des dommages durables au niveau de la paroi de l’intestin.

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